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La Légende de Sainte-Enimie

22 Juillet 2016 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #CONTES et LEGENDES

La Légende de Sainte-Enimie

 

L'histoire de Sainte Énimie est contée au fil des siècles grâce à deux textes principaux, l'un datant du XIIe siècle et écrit par un prosateur latin, et l'autre via un poème de 2 000 vers écrit par le troubadour Bertran de Marseille : « La vida de Santa Enimia »

  statue-de-st-enimie.jpg

 

 

C'est à la fin du VIème siècle que se situe la belle histoire de Sainte- Enimie, où entre une part de légende au cours du XIIIème siècle.
Enimie était une princesse Mérovingienne d'une rare beauté et brillait par l'éclat de ses vertus. Elle avait de nombreux prétendants, mais ayant voué sa vie à Dieu, les repoussait tous.
Son père, selon la coutume de l'époque, la pria d'unir sa destinée à un riche baron du royaume. Ne pouvant convaincre ses parents, elle sollicita comme une faveur la grâce de perdre sa beauté.
Elle fût exaucée; une affreuse lèpre souilla le corps de la pieuse princesse.

   Le Roi consulta de grands médecins mais nul remède ne pouvait lutter contre ce mal divin. Après de longs mois de souffrances, elle implora le ciel de les lui adoucir. Un ange lui apparut en songe et lui ordonna d'aller se baigner en Gévaudan, dans la fontaine de Burle. Instruit de la miraculeuse vision de sa fille, le Roi lui fit préparer une escorte digne de son rang. Après de longues chevauchées et de nombreuses péripéties, la troupe arrive en bordure du Causse de Sauveterre et fût guidée par des bergers jusqu'à la source. Enimie se baigna et le mal mystérieux disparut.
   Toute joyeuse, le lendemain, la troupe prit le chemin du retour, mais à peine fût elle arrivée à la couronne du Causse que la maladie réapparut. Elle revint, se baigna et comme la 1ère fois fût guérie. Ils repartirent une seconde fois, mais à nouveau plus ils avançaient plus la maladie empirait. Enimie comprit que Dieu l'appelait en ce lieu, au coeur des Gorges sauvages et païennes. Une partie de la troupe resta avec elle, les autres retournèrent informer le Roi des volontés divines.

   Ainsi Enimie se fixa à Burlatis (tel était l'ancien nom où l'on retrouve l'évocation de la source). Elle décida d'évangéliser la région.

 

 

l-hermitage-de-sainte-enimie.jpg

 

Avec l'aide de son père, elle fondera un couvent de religieux dont elle fût nommée Abesse.

   De ce 1er couvent nous ne savons pratiquement rien. Par contre, en haut du village se dressent les vestiges d'un monastère qu'elle a également fondé et où elle installa des moines. Elle se retira ensuite dans une grotte où elle vécut en ermite, d'où le nom d'Ermitage donné à la chapelle qui du haut de la falaise domine le village. Sentant venir sa mort elle dicta ses volontés, recommandant à ses filles de placer son cercueil au-dessous de celui de sa filleule qui s'appelait aussi Enimie.
Le Roi Dagobert à l'annonce de la mort de sa soeur vint chercher le corps. Comme Enimie l'avait prévu, il emmena celui de la filleule et le fît enterrer à l'Abbaye de Saint-Denis. C'est ainsi qu'une fille de Sainte-Enimie repose aux côtés des Rois de France et que les restes de la Sainte demeurent en ce lieu.

 

 

village-de-saint-enimie.jpg



   Le Monastère qu'elle avait fondé et qui avait été doté de fiefs par son père tomba dans une entière désolation dans la 1ère moitié du Xème siècle. Puis peu à peu, il retrouva son rang, parmi les plus riches du Gévaudan et contribua au développement économique de la région. Il fût élevé en Abbaye au XVème siècle. Les Moines y demeurèrent jusqu'à la Révolution, ils furent chassés en 1793. Leurs biens furent vendus comme biens nationaux et l'Abbaye fut incendiée.
C'est ainsi qu'ont disparu de précieux documents qui auraient permis de connaître de façon plus précise l'histoire de la cité médiévale.

 

 

 

 

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