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Survol de la Vallée du Tarn Combret - Saint Sernin - Trébas _ Ambialet - Brousse le Château - Belmont

23 Avril 2014 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #LE SUD AVEYRON

de Kees Wijnen

 

Promenade en avion au dessus la vallée du tarn

Départ de Belmont sur Rance passage au dessus de Combret - Saint Sernin sur Rance - Trébas -Ambialet - Brousse le Château - et Belmont sur Rance

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A la découverte du Sud Aveyron

22 Avril 2014 , Rédigé par Gite l'oustal de saint juéry Publié dans #LE SUD AVEYRON

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Une nouvelle manière de découvrir l'Aven Armand

22 Avril 2014 , Rédigé par Gite l'oustal de saint juéry Publié dans #EVENEMENTS A PROXIMITE DU GITE

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Parc Régional des Grands Causses Sud Aveyron

21 Avril 2014 , Rédigé par Gite l'oustal de saint juéry Publié dans #LE SUD AVEYRON

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Une promenade dans le Sud Aveyron

21 Avril 2014 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #LE SUD AVEYRON

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La Couvertoirade (Photo Daniel Farinelle) : au coeur du causse du Larzac surgit soudain une masse fortifiée, celle de la cité de La Couvertoirade. L'enceinte conserve son chemin  de ronde, ses tours et ses deux portes. C'est par celle du nord que l'on accède au château et à l'église. De style ogival, l'édifice est daté du XIVe siècle. La visite mène aussi aux hôtels particuliers de Grailhe et de la Scipione du XVIIe siècle. Le village est classé parmi les plus beaux villages de France.
http://www.lacouvertoirade.com

  

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Ste Eulalie de Cernon : dans ce village de l'Aveyron, la commanderie médiévale préservée abrite une église templière donnant sur une charmante place agrémentée d'une fontaine. La commanderie elle-même et les ruelles étroites du village sont encadrées par les remparts fortifiés et les tours érigées par les chevaliers de St Jean de Jérusalem.
http://www.ste-eulalie-larzac.com

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Peyre (Photo Daniel Farinelle) : ce village rupestre classé parmi les plus beaux villages de France est remarquable à bien des égards, et notamment pour ses maisons de tuf, ses calades c'est-à-dire ses ruelles en pierre et son église troglodytique, de b

ase romane et fortifiée au XVIIe siècle. Ce site insolite, sculpté à même la falaise offre également une vue exceptionnelle sur le viaduc de Millau.

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Brousse le Château (Photo Montginoux) : du château dominant le village classé parmi les plus beaux villages de France, des ruelles dallées conduisent vers l'église fortifiée du XVe siècle, dédiée à Saint Jacques le Majeur et flanquée d'un cimetière avec oratoire, puis par le vieux pont de pierre sur l'Alrance à la rue basse du village. Accrochées aux versants de l'Alrance et du Tarn, les terrasses en escaliers témoignent de la présence jadis, de la vigne dont la culture fut longtemps, avec celle du châtaignier, la ressource principale de Brousse le Château.
http://brousselechateau.free.fr

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St Izaire : ancien village fortifié, cette bourgade est située au sud de l'Aveyron. Son origine se perd dans la nuit des temps, il compte plus de mille ans d'existence. En 862, un riche seigneur fit donation, aux moines établis à Vabres, de l'église avec le village et toutes ses dépendances. Aujourd'hui, c'est un village à vocation agricole, élevage de troupeaux d'ovins laitiers pour la fabrication du roquefort. Le village est traversé par le Dourdou, rivière qui le sépare en deux. D'un côté, une départementale bordée d'habitations et de l'autre, le village actuel dominé par l'église et le château épiscopal en grès rouge.
http://www.st-izaire.monclocher.com

 

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Castelnau Pégayrols (Photo Commune de Castelnau) : accroché sur le versant sud du plateau du Lévézou, ce village domine de ses 800 mètres le magnifique paysage de la vallée de la Muse et un immense panorama sur les Causses qui s'étend à perte de vue, des Cévennes à la Montagne Noire. Le village de grès rose, bâti en forteresse autour de son château, est resté quasiment intact derrière ses remparts. Le château, l'un des plus anciens châteaux forts du Rouergue, les deux églises à la grandiose simplicité et le magnifique prieuré sont des témoins de la splendeur de l'art roman.
http://www.castelnau-pegayrols.fr

 

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St Sernin s/Rance (Photo Emile Taillefer) : le village étagé sur son éperon rocheux en bordure du Rance, jouit d'un climat agréable et d'une position privilégiée. C'est à Saint Sernin que fut découvert l'enfant sauvage "Victor de l'Aveyron". Il faut voir dans cette cité historique classée, l'église collégiale de 1442, l'hôtel de Ville du XVe siècle, les petites ruelles qui dévalent vers le Rance, de belles maisons du XVe siècle, maisons à encorbellement, fenêtres à meneaux.

 

 

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St Rome du Tarn (Photo Montginoux) : l'histoire connue du village remonte au Ve siècle, lors de l'évangélisation du Rouergue par St Amans, Prélat de Rodez. Au Xe siècle, la population doit soutenir les assauts des envahisseurs, construire un château fort, des remparts dont il subsiste de nos jours une série de portes fortifiées. Les vestiges du pont du XIe siècle sont encore en partie visibles. Ruiné lors des guerres de religion, le bourg est peu à peu reconstruit, gardant ses enceintes fortifiées mais s'ouvrant aussi sur les faubourgs où logeait tout un petit peuple d'artisans.

 

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St Jean d'Alcas : il s'agit d'un très beau fort villageois bien restauré. Même à l'écart, il vaut vraiment le détour pour sa beauté et cette influence cistercienne. Ici, point d'origine templière ou hospitalière, mais les peurs bien réelles de la guerre de Cent ans devant les bandes de routiers bien installées sur le Larzac et dont aucune puissance publique ne vient à bout. Dès lors, l'abbesse de l'abbaye cistercienne de Nonenque, toute proche autorisa les habitants de plusieurs lieux voisins à élever une enceinte fortifiée en ce village. En cas de danger, les paysans des alentours et ceux du village pouvait s'y réfugier et sauver leurs troupeaux.

 

 

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La Roque Ste Marguerite (Photo Daniel Farinelle) : il faut absolument visiter le village et son église du XIe siècle ainsi que le site naturel classé de "Montpellier le Vieux". Le village  possède un château du XVIIe siècle construit sur les ruines du château du XIIIe siècle dont il reste seulement une tour.

 

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Nant : le village se niche au confluent de la Dourbie et du Durzon. Un réseau de canaux créé par les moines au Xe siècle parcourt encore le village et permet l'arrosage des jardins qui entourent le village, ce qui lui vaut le titre de jardin de l'Aveyron. L'abbatiale des XIe et XIIe siècles vaut le détour, de même que les cinq autres églises romanes disséminées sur le territoire du village.
http://www.ot-nant.fr

 

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Roquefort s/Soulzon (Photo Emile Taillefer) : le village s'étire au flanc de l'éboulis du Rocher du Combalou, au sud du Larzac. Cet éboulis dû à l'effondrement de la montagne du Combalou, a créé un réseau de fissures et de failles, appelées "fleurines", qui ventilent les caves où sont affinés les célèbres pains de Roquefort. La production de ce fromage résulte d'une tradition remontant à plus de mille ans.
http://www.roquefort.fr

 

 

 

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Ayssènes (Photo Montginoux) : situé dans les Raspes de la vallée du Tarn, sur un promontoire au confluent de deux torrents, le Vernobre et le Coudols, le village dont la racine du nom vient du celte "Ussénu", la butte plantée de vignes, rappelle qu'autrefois la vigne couvrait le versant sud des collines rocailleuses sur des "faïsses" (terrasses) étroites. Ayssènes, ce fut aussi un château construit il y a 1000 ans sur le roc St Jean, dominant le Tarn.

 

 

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Combret s/Rance Ce village est un petit bourg de pierres s'élevant sur une crête rocheuse, l'antique cité dominant un méandre de la Rance. Le site constitue une énigme en raison de sa longueur. Dominé par son église en partie romane et la tour carrée d'un de ses anciens châteaux, ce village n'a rien perdu de son âme. La halle médiévale constitue une petite place couverte, elle servit de halle aux grains au début du XXe siècle et fut une salle de justice seigneuriale à l'époque médiévale. A noter également au coeur du village, des maisons à encorbellement de l'époque renaissance.
http://combret.comite.free.fr

 

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Lincou (Photo Montginoux) : ce village est blotti dans une gorge, anciennement dominé par son puissant château fort. Il est entouré et pressé de maisons que protège une église encore droite et fière, dont la blancheur ternie témoigne toujours de son brillant passé. En arrivant au village, le visiteur sera subjugué par la beauté d'un pont dont l'harmonie et l'arche est charmant. Ce pont enjambe le Tarn dont les couleurs varient du vert au rouge en fonction du temps et des orages.
http://www.lincou.net

 

 

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Cantobre : ancienne place forte bâtie sur un rocher dominant le confluent de la Dourbie et du Trévézel, c'est un minuscule village très pittoresque qui est perché au sommet d'une falaise. On y pénètre par une vieille porte pour y découvrir les ruelles abruptes et les maisons qui se mêlent aux rochers. L'enceinte du château contenait le village. De la forteresse rasée en 1677, il ne reste que des ruines.

 

 

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Brusque (Photo Arnaud Detton) : le village est situé dans la haute vallée du Dourdou, rencontre de l'eau et de la pierre. Surmonté des vestiges de son château du IXe siècle sur son piton, la cité conserve ses ruelles tortueuses, les épaisses murailles de la tour St Jacques, derniers vestiges de la vieille église. Celle-ci avait elle-même succédé à l'église St Martin de Brusque Vieille de l'autre côté de la vallée, qui a totalement disparu.

 

 

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Coupiac : ce village médiéval est dominé par son puissant château inscrit des XIVe, XVe et XVIe siècles. A ne pas manquer non plus dans ce site dominant la vallée du Mousse, l'église Notre Dame de l'Assomption avec son tympan roman du XIe siècle. La chapelle Notre Dame du St Voile du XIXe siècle avec sa relique du voile de la vierge, le musée rural du bois et le lavoir du Telon, sont aussi des richesses architecturales rurales à découvrir.
http://village-de-coupiac.fr

 

 

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La Bastide Pradines : anciennement fortifiée (il reste encore des vestiges) dénommée autrefois "La Bastide de Sernonenque" et commanderie des Hospitaliers, véritable nid d'aigle, cette cité est bâtie sur un site escarpé s'allongeant sur une longue arête rocheuse grise qui domine la vallée du Cernon et qui est abrité par le plateau du Larzac. Son église date du XIXe siècle. C'est aussi le berceau de la famille de la célèbre cantatrice Emma Calvé.

 

 

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Belmont s/Rance (Photo Montginoux, Texte Miguel Bravo) : ce village est situé dans l’enceinte du Parc naturel régional des Grands Causses. Sa situation en amphithéâtre lui confère une silhouette pyramidale tout à fait remarquable et originale dominée par le village médiéval et la collégiale. A ses pieds coule la paisible Alrance qu’un vieux pont du XIIe siècle enjambe dans un quartier antan voué à l’activité artisanale avec ses moulins, teintureries, tanneries… Aux confins du Rouergue, du Languedoc et du pays des Causses, un monastère bénédictin y avait été installé au IXe siècle. La collégiale Notre Dame actuelle date du XVIe siècle. On visitera la cité également pour ses vieilles ruelles et ses maisons anciennes, certaines à pans de bois.
http://belmontsurrance.stationverte.com

 

 

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Broquiès (Photo Montginoux Texte Emile Taillefer) : situé en encorbellement au dessus de la vallée du Tarn, avec une vue particulièrement impressionnante sur le barrage de la Jourdanie et une autre sur les monts de Lacaune et les contreforts du Larzac,  ce sympathique village s’est lancé résolument vers de multiples activités touristiques parmi lesquelles de belles randonnées dans tous les villages environnants.
http://www.broquies.fr

 

saint veran

 

 

St Véran (Photo et Texte Daniel Farinelle) : agrippé sur les flancs d'un rocher, ce superbe village perché est situé dans la vallée de la Dourbie à la limite du Larzac. On peut l'apercevoir de la route longeant la rivière. La route d'accès est étroite et sinueuse mais on est vite récompensé, car là-haut la vue vers la vallée et le Larzac est exceptionnelle. Dans ce village, le décor est grandiose avec des étroites ruelles, plus haut les ruines du château féodal (donjon et enceinte du XIIe siècle), et en contre-bas l'église. Ce village a été occupé par les Anglais au XIXe siècle mais au XVe siècle il a été démoli.

  

 

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Creissels : c'est un village construit au pied des falaises du causse du Larzac, dominant le Tarn. Le tuf, roche légère et facile à extraire et à tailler, résultant de dépôts de calcaire par les eaux d'infiltration, a été exploité pendant des siècles ici. Il a été utilisé pour la construction de maisons et de ponts dans la région, notamment le Pont Lerouge à Millau, et pour de nombreux autres types d'ouvrage. La promenade du "Sentier des Cascades" permet de voir des habitats préhistoriques, nécropole aménagés dans les excavations naturelles qu'offrait le tuf. On peut également voir au vieux cimetière, des tombes creusées dans le tuf dont les contours épousent la forme du corps.

 

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Compeyre : il s'agit d'un village médiéval, haut perché au-dessus de la vallée du Tarn, aux ruelles pentues pleines de charme. Dès le moyen âge, le vin de la vallée du Tarn était apprécié et les caves à fleurines (failles dans la roche permettant la libre circulation de l'air) étaient très réputées pour la conservation du vin. Cette exploitation assura une certaine opulence à ses habitants jusqu'à la fin du XIXe siècle où les attaques de phylloxéra détruisirent les vignobles. Cependant, quelques éléments architecturaux ont perduré et font le charme de ce lieu.
http://www.compeyre.com

 

 

   village de montjaux

 

 

Montjaux (Photo Montginoux) : le village est situé sur le rebord du plateau du Lévezou, face aux grands causses. Des maisons anciennes bordent les rues qui descendent vers l'église romane, alliant les charmes du lieu à ceux de l'architecture. Il faut découvrir dans cette commune l'église romane du XIIe siècle, les ruines du château vieux près de la table d'orientation située sur le sommet de la colline, le château mineur privé du XVe siècle, les fontaines gothiques, les dolmens, la maison du XVe siècle.
http://www.montjaux.fr

 

eglise de plaisance

 

Plaisance : le village est dominé par son église romane St Martin du XIe siècle avec à l'intérieur la croix de St Laurent du XVe siècle qui représente la croix des Hospitaliers de Jérusalem. La croix St Eutrope datant du XVe siècle est située à l'entrée de l'ancien village. A noter encore la présence d'un monumental pressoir à vin du XVIIIe siècle que l'on peut voir devant la salle du pressoir. A Curvalle, le long de l'unique rue, au pied du rocher sur lequel était bâti un château médiéval, se dressent des maisons de caractère juchées de leur tour. A St Laurent, l'ancienne église du XVe siècle dont le clocher vient d'être restauré, est le dernier témoin d'une commanderie des Hospitaliers de Jérusalem.
http://www.plaisance12.com

 

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Paulhe : c’est ici que des agriculteurs, jardiniers de la nature produisent des fruits délicieux. La floraison printanière des vergers illumine d’abord le paysage de nuées de fleurs blanches, puis se transforme en quelques semaines en de goûteuses cerises rouges et sucrées à point. Quoi de plus naturel que la maison de la Cerise offre au village un espace ludique et un conservatoire de l’or pourpre de la vallée du Tarn ! Cet espace thématique, à gestion associative, est tout simplement le passage obligé pour qui flâne dans le village. Le village se restaure petit à petit comme en témoigne l’entrée du coeur de village.

 

    mostuejouls

 

 

Mostuéjouls (Photo Alain Baïle) : le village situé sur la route des gorges du Tarn  possède une église romane St Pierre, une stèle gallo romaine ainsi qu'un château, le château St Marcellin, ancien château de Bombes du XIIIe siècle. On pourra admirer également l'église Notre Dame des Champs du XIIe siècle ainsi que le cirque de St Marcellin.

 

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Peyreleau (Photo Stéphane D.) : c'est un village perché au site très pittoresque. Le château de Triadou de l'époque Renaissance qui date du XVe siècle, embellit le village situé dans un cadre magnifique des gorges de la Jonte. Le village appartient aux causses de Méjean et de Sauveterre et jouit donc d'un très beau panorama.

 

 

 

 

 

A voir encore les villages de Marnhagues, Comprégnac, St Georges de Luzençon, Montaigu, Camarès, Laval Roquecezière, Martrin, Saint-Juéry, Liaucous, Tournemire, La Cavalerie, Pousthomy, Saint-Rome de Cernon, Rivière sur Tarn, Boyne, Sylvanès, Le Truel, Pinet, Saint Jean de Bruel, Saint Victor et Melvieu ...

 

http://www.villagesdefrance.free.fr/dept/page12_paysdescausses.htm

 

 

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Le rallye de Pentecôte à Saint-Juéry 12550

21 Avril 2014 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #EVENEMENTS A PROXIMITE DU GITE

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SAINT-JUERY

un village, une intrigue, pour découvrir la vallée

 

Le Rallye de Pentecôte

Sur le prospectus distribué par la mairie, il avait lu "le rallye débutera là où les deux églises sont côte à côte, la très vieille et la nouvelle liées d'une tresse de morts". Et tout d'un coup s'était imposée à lui l'image des deux églises de Saint-Juéry quand, dans sa toute petite enfance il allait passer quelques jours chez son arrière grand-mère - il disait : la mémé vieille.

C'est pour cela qu'il s'était inscrit à ce rallye de Pentecôte.

Dès que, sur la grande route qui va de Saint-Affrique à Albi, il a tourné vers Saint-Juéry, il s'est trouvé comme magiquement transporté dans le ventre vert et rose d'un Rougier tout différent de celui de la plaine, creusé de vallées, élevé, où tous les villages ont une âme.
Ce pays haut et profond à la fois, était un pays de croix. Des croix de fer ou de pierre, ornées de lichens, il y en avait partout, à chaque départ de chemin.
Il revit avec netteté celle qui était près de l'église ancienne et devant laquelle se signait sa mémé vieille en murmurant :

« croix bénite, délivrez-nous d'une mort subite. » 


C'est devant l'église dite neuve qu'il se gara près d'un "travail", ce cadre de bois où l'on attachait les boeufs pour les ferrer. En marchant sur une herbe comme un gazon, il passa du cimetière nouveau à l'ancien et arriva à l'église du Moyen-âge, toute proche. Elles étaient bien liées toutes deux par "une tresse de morts".

C'est oublieux du rallye qu'il pesa sur la poignée de la porte ancienne et, voyant qu'elle était fermée, chercha des yeux la maison la plus proche où le plus souvent la clé se trouvait. La dame qui la lui confia lui dit seulement de la ramener quand il aurait fini. En pénétrant dans le volume roman qui satisfaisait l'esprit et l'âme, il comprit pourquoi on ne l'avait pas accompagné : il n'y avait rien à voler. Vide l'église ? Pourtant non.

Sur des panneaux artisanaux appuyés contre le mur, des photocopies avaient été punaisées et offraient des pans hétéroclites de mémoire. Il commença à les lire, émerveillé que de tant de pauvreté puisse naître une telle impression de mémoire, un passé en miettes qui alourdit le coeur.


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Le Père Soulié, né à Saint-Juéry, mort martyr, décapité au Tibet. Les grêles et les orages fréquents "En 1939, il y eut un vent qui coupait les chênes, qui déracinait les arbres et les arrachait, les emportant tout entiers à cinquante pas". C'était écrit de cette écriture à la plume, reconnaissable à sa beauté et à ses pleins et déliés. Il y avait la petite Louise "sans père, ni mère", trouvée dans la rue et baptisée "sous condition". Il y avait là la mort, celle de Marguerite qui avait reçu "le sacrement d'extrême onction, n'ayant pu recevoir les autres à cause de surprise de mort".


Etait exposée une porte qui avait été celle de l'église, défoncée et rafistolée, vaille que vaille. Un écriteau expliquait qu'elle avait été forcée par la force publique lors des inventaires de 1906. Elle était le témoin debout de cette population qui partout avait défendu l'entrée de ses sanctuaires. Ce qui n'empêchait pas qu'elle avait été fracassée.

Il referma. La clé bien huilée tourna sans bruit.

Tandis qu'il empruntait la rue principale, respirait une bonne odeur humaine de suint de brebis mêlée à celle du printemps foisonnant, il se rendit compte que le rallye s'éloignait de lui. La statue d'une Vierge d'un bleu de rêve sur une massive colonne rose vif le salua. « Notre-Dame du Rougier » pensa-t-il.

Il se rendit toutefois à la mairie et demanda son enveloppe. On lui dit qu'il était le premier, mais qu'il n'en tira pas de grande satisfaction.

Quand il ouvrit le pli, il sourit. Il pouvait parler des deux faces de la croix, celle de sa mémé vieille, biface, avec d'un côté la crucifixion, de l'autre la Vierge et les symboles des quatre évangélistes - bien que l'aigle ressemblât à un pigeon. Quant au reste du questionnaire, il avait trouvé les réponses dans l'église : la porte cassée, le martyr et le remède pour les fièvres.

Les autres concurrents n'avaient pas fini de chercher. Il ne lui manquait, à lui, que de trouver la Fontaine de Farret et d'y cueillir une fougère ornementale. Cela, il ne savait pas où c'était, mais il rencontrerait bien quelque autochtone.

En haut d'une terrasse couverte d'une tonnelle, un homme et une femme jardinaient lentement. Ils étaient doux et serviables, l'homme aux yeux bleu vif ne savait pas non plus. « La Fontaine de Farret ? Ici ? Vous êtes sûr. »
« 
J'ai retiré les questions à la mairie. » « Attendez, on va aller voir Monsieur Bèze. » Ils y allèrent mais lui non plus ne savait pas. « Il y a bien des fontaines ici, des fontaines d'autrefois qui ne servent plus, mais elles ne se nomment pas comme cela ! » Un troisième informateur se joint à eux, Monsieur Lauras.

Tous les trois le menèrent à une porte de bois bien protégée d'herbes folles envahissantes.
« Là, il y avait un tunnel, long, trois ou quatre mètres. Au fond, il y avait une forte source - même pendant la grande sécheresse elle coulait, tu te souviens ? - oui, elle ne tarissait jamais. »

A travers les planches disjointes, ils voyaient le tunnel effondré. Mais la fontaine de Farret ?
«  Allons trouver Henriette. » De son balcon Henriette les blagua « 
Nigauds que vous êtes ! Elle est à Farret, pardi ! Je la connais, elle est juste à l'entrée, derrière une grande maison : Roquebrune. C'est marqué en gros sur le mur. »

Il faisait bon maintenant. La fontaine était là, bien abritée par une maisonnette. Une manivelle permettait de monter l'eau. Tout à côté débouchait un ruisseau. L'eau créait là une oasis fraîche et verte.

Des marches de lauzes permettaient d'accéder à une petite gorge où, effectivement se trouvaient, drues, des fougères ornementales.

Sur une planchette, un message indiquait de se rendre à l'auberge.

Il décida d'y souper, peut-être d'y dormir.

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Il n'irait pas rendre compte de son rallye.

Il n'en avait que faire. Il avait déjà gagné. En attendant l'heure, sous les fenêtres du XVI siècle, il rêva à cette vallée encaissée, de Constantinople où était logé Farret, à Notre-Dame-d'Orient, au Tibet du martyr, à tout cet ailleurs inscrit dans des terres sédentaires. Les églantiers éclairaient les taillis d'un rose chair.

Marie Rouanet - Juin 2003

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Nadau retour de DAX

21 Avril 2014 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #OCCITANIE et musique

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Aurores Boréales

20 Avril 2014 , Rédigé par Gite l'oustal de saint juéry Publié dans #DIVERS SUJETS

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Nadau en concert à Millau 06.10.2012 à l'invitation de la Calandreta de Millau

20 Avril 2014 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #EVENEMENTS A PROXIMITE DU GITE

 

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Remonter le temps au château de Montaigut

20 Avril 2014 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #HISTOIRE EN AVEYRON

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(Photo archives FRANÇOIS CÉLIÉ)
Ce monument, tombé en ruines en 1960, doit sa restauration à Michel Simonin et aux Amis du château de Montaigut.
 

Il est des endroits particuliers, presque magiques. Où l’on est envahi par l’esprit et la force des lieux dès que l’on y pénètre. C’est le cas du château de Montaigut, situé à quatre kilomètres de Montlaur mais appartenant à la commune de Gissac.

 

Cette fière bâtisse féodale a été bâtie au Xe siècle - ce qui en fait l’un des plus vieux châteaux du Rouergue - sur un éperon rocheux isolé, dominant le Rougier de Camarès et tout le pays Saint-Affricain. Cela lui conférait jadis un rôle de sentinelle et offre aujourd’hui aux visiteurs un panorama incroyable sur le Sud-Aveyron, le Lévézou, les Monts de Lacaune et même les Pyrénées.

Mais si ce lieu est si particulier, c’est bien parce que ses pierres sont imprégnées de son histoire. Ancienne et récente. Les salles voûtées, la cuisine, la salle de garde avec des cellules de prison, la chambre de la princesse, les sépultures récemment découvertes et mises en lumière replongent le visiteur dans le quotidien de la vie du Moyen-Âge.

Si l’on peut remonter le temps de la sorte, c’est grâce à un homme - Michel Simonin - et à une association - les Amis du château de Montaigut - qui ont restauré entièrement l’édifice. Car la bâtisse, à l’abandon, avait subi les outrages du temps jusqu’à tomber en ruines dans les années 1960. Michel Simonin, professeur de physique de son état, a découvert Montaigut il y a quarante ans et n’a pas quitté les lieux dont il a remonté les murs pierre après pierre, avec l’aide de chantier de bénévoles de l’association Remparts. Le chantier était énorme, le résultat est remarquable.

 

Amoureux du patrimoine, l’homme a ensuite fondé une antenne de Remparts à Montaigut. Par le biais de chantiers de réinsertion professionnelle, elle a restauré - et continue de restaurer - une multitude de sites dans le département : le château de Peyrelade, la chapelle de Gozon, la tour du Viala-du-Pas-de-Jaux, etc.

 

Aujourd’hui, le château du Rougier, qui attire entre 40 000 et 50 000 visiteurs chaque année, est devenu un véritable centre d’animation culturelle : outre des visites guidées animées et adaptées à tous les âges, ou encore imaginées pour les scolaires, il accueille, depuis plus de vingt ans, un festival de théâtre, chaque été au mois d’août, dans la cour d’honneur. Et là aussi, la magie opère.

 

(extrait midi libre DAMIEN SOLASSOL 01/08/2011)

 

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