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Tradition la Chasse du XIX siècle au année 1970 en Sud Aveyron

16 Janvier 2016 , Rédigé par Gite aveyron l'oustal de saint juéry Publié dans #LE SUD AVEYRON

De beaux souvenirs quand j'étais jeune chaque mercredi et samedi et dimanche  au départ de Liaucous je montais sur le causse de Sauveterre pour récupérer sous les tindelles que j'avais posées sous un cade avec en son milieu des graines de genièvres comme appât les grives entre novembre et décembre. 

Monter des tindelles n'est pas si facile attention à la main si les bouts de bois ne sont pas en bon équilibre...la pierre vous tombe sur la main.

Parfois il arrivait car je n'étais pas le seul qu'il ne reste que des plumes et oui un autre braconneur m'avait volé le fruit de mon travail. Alors je faisais de même le tour de mes tindelles celles des autres autour. Un seul objectif ne jamais revenir bredouille auprès de mon père.

Parfois dans le piège je trouvais un merle d'où l'expression "faute de grive on mange des merles".

 

Maintenant passons à l'histoire de cette chasse.

La chasse  la caça

Réglementée depuis le Moyen Age, la chasse concernait aussi le gros gibier que les lièvres, les lapins, la sauvagine ou la plume.

La plume la pluma

Les rapaces (tartanas, falconsmoissets,boldrasses…) étaient chassés pour être détruits, mais la plupart des oiseaux l’étaient pour être consommés ou vendus. Les petits pièges métalliques étaient appelés ferrons et, dans la neige, on utilsait une corde munie d’hameçons appâtés (crocs).

Calhas e perdigals

Les cailles étaient chassées pendant l’été au moment des moissons. En occitan, le terme de perdigal peut désigner aussi bien le perdreau que la perdrix. Les perdigals étaient souvent dans les vignes mais aussi comme la perdrix grise, dans les champs cultivés les puègs.

Souvent, la caille et le perdreau étaient chassés au fusil, a l’espèra. Pour cela, on plaçait du grain à certains endroits afin de repérer les passages. Parfois, on imitait leur chant et on plaçait des sedons faits avec du crin de queue de cheval.

Préparations : les perdreaux pouvaient être rôtis dans une cocotte en fonte, recouverts d’une tosta et, parfois, arrosés d’un peu de vin. Sur le canton de sant- bausèli, ils étaient préparés au four, avec des lentilles et du chou.

 

Las grivas

Il existe plusieurs sortes de grives ( tordres, chacas, tridas, gavachons…). Celles du Camarés étaient renommées dès l’époque gallo-romaine mais c’est en milhavés qu’avaient lieu les chasses les plus importantes.

.préparation : en général, les oiseaux étaient consommés après avoir été cuits à la broche, enlardés et, sans avoir été vidés, placés au-dessus- de tranches de pain garnies de baies de genièvre, les tosta.

Si les oiseaux étaient vidés, les entrailles, surtout le foie et le gésier, étaient tartinées avec des baies de genièvre bien mûres (carpas) d’après les gelés (blogidas). Ces tartines étaient parfois beurrées à la crème ou beurre de brebis. On prenait soin de laisser le saquet des grives plein de baies de genièvre. A défaut, on en garnissait les grives et on les laissait faisander quelques jours.

 

Las tendas

Grande spécialité du Causse Noir et du Causse de Sauveterre,  pour les grives, la chasse à la tindèla se pratiquait pour toutes sortes d’oiseaux (le merle – la perdrix…).

-La tindèla

La pierre plate inclinée sur chant s’appelait clapa ou lausa de roc. Elle était soutenu par une brindille appelée arenat, les autres étant des broquetas ou tendilhs. Elles prenaient elles-mêmes appui sur une pierre nommée la pèire. De part et d’autre, deux pierres appelées cossinons refermaient le piège. L’appât, appelé lo brotèl, était  en général constitués de baies genièvre (granas de ginibre) ou de cade (cadenèlas).

 

Origine: Les traditions de l'Aveyron de Christian-Pierre BEDEL

Institut Occitan d'Avairon

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Tradition la Chasse du XIX siècle au année 1970 en Sud Aveyron

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JOSETTE 17/01/2016 13:15

Super ce refraichissement de mémoire..............si aujourd'hui tu fais ça, tu vas direct en prison, mais à mon époque quand les papa ou les frères et les cousins ramenaient une pleine gibecière d'oiseaux, c'était la fête (pas pour les filles qui plumaient plumaient plumaient mais pour les papilles qui se régalaiebt