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Le Château de Coupiac La route des Seigneurs du Rouergue

8 Mai 2016 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #LA ROUTE DES SEIGNEURS DU ROUERGUE

 

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LES ORIGINES

  

    La région de Coupiac était déjà habitée au moins vers 50 000 ans avant J. C. Du paléolithique moyen, les chasseurs prédateurs moustériens nous ont laissé de nombreux vestiges d'industrie lithique recueillis en surface dans notre Sud-Aveyron. Le département compte aussi une grande densité de sépultures mégalithiques et de statues-menhirs. La découverte d'une statue-menhir par l'abbé Hermet, à la Prade avant 1901, ainsi que de deux autres à Réganel, fait état d'une occupation humaine datant de 2500 à 3000 ans avant J. C. sur Coupiac.

    L'abbé Hermet, né au Mas Capelier, près de Saint-Izaire, fut à l'origine de l'appellation des statues-menhirs et de leur étude. Actuellement, ces statues sont au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye ; ce sont de grandes pierres grossièrement taillées et gravées, représentant un personnage ou une divinité, et dressées en terre ; mais leur interprétation reste énigmatique.

    Dans la région du Saint-Affricain, on en recense une soixantaine dont l'exceptionnelle "Dame de Saint-Sernin".

 

INVASIONS CELTE ET ROMAINE

 

    Vers l'an 1000 avant J. C., le sud du Massif central fut progressivement envahi par les Celtes, originaires de l'Europe centrale. Ceux-ci, fusionnant avec la population locale, formèrent le peuple gaulois des Ruthènes, conquis par les Romains en 121 avant J. C.

    La commercialisation des poteries sigillées de la Graufesenque dans la proche région de Millau, fut la plus grande industrie de l'Empire romain. Les richesses minéralogiques de ce pays ont attiré très tôt l'attention des hommes : fer exploité à Roquecezières, cuivre des environs de Monclar et de Saint-Juéry, alun de la région de Saint-Sernin et de plaisance, grès de la Molière près de Plaisance.

   Coupiac resta sous domination romaine jusqu'au Ve siècle après J. C. Jules César.

 

D'OU VIENT LE NOM DE COUPIAC ?

 

    Le maître gallo-romain, qui possédait la région de Coupiac, fit construire sa "villa" ou domaine rural près du rocher dominant en son milieu la vallée du Mousse. C'est bien plus tard, que sur ce rocher, fut construit un premier château. Le nom de ce propriétaire, ou plus vraisemblablement son surnom, est à l'origine de Coupiac. Il s'appelait Cupidus en latin, c'est-à-dire "âpre au gain". En y ajoutant le suffixe "-ac" (de "-acum"), exprimant l'idée de propriété, on a Cupidiacum qui s'est  abrégé par la suite en Copiacum et a donné en langue d'oc Copiac, et en français "Coupiac". Une autre interprétation fait dériver Coupiac de Cupius sui vient de Cuppes signifiant "fine bouche", ou Copia signifiant abondance de richesses.

 

INVASIONS "BARBARES" : WISIGOTHS ET FRANCS

 

 Les Romains qualifiaient de "barbares" tous les peuples voisins qui ne participaient pas à la civilisation romaine. C'est le cas des Wisigoths ou "Goths de l'Ouest", par opposition aux Ostrogoths ou "Goths de l'Est".

Originaires d'Europe centrale, ils occupèrent les bords de l'Adriatique. Les Romains, en pleine décadence, confièrent le commandement de leur armée à un général wisigoth, Alaric. Celui-ci se tourna finalement contre Rome dont il s'empara en 410.

    Chassés d'Italie par la famine, ils vinrent en Gaule, jusqu'en Aquitaine. Cela explique leur présence à Coupiac pendant une centaine d'année, de 419 vers 507. Leur établissement dans la région est confirmé par l'existence de deux cimetières wisigoths, l'un sur le plateau Saint-Laurent-Canivenq, dont il ne reste plus trace actuellement parce que mis en culture, l'autre, découvert en 1973, sur un mamelon au sud de La Pailharié.

    On y a dégagé une tombe en bon état, avec un crâne à l'intérieur. Le grand nombre d'ardoises carrées tout autour indique qu'il a dû y avoir pas mal de tombes en cet endroit. Les Wisigoths étaient chrétiens, mais ariens. Ils n'admettaient pas la divinité du Christ. Voilà pourquoi les évêques de Gaule ont soutenu le païen Clovis et ses Francs, contre les hérétiques wisigoths. Ceux-ci, battus à Vouillé vers 507 par les Francs, venus du nord-est de la Germanie, quittèrent le sud de la France et allèrent s'installer en Espagne. Désormais, ce sont les Francs qui occupent la Gaule. A travers plusieurs siècles de barbarie, la Gaule deviendra peu à peu le royaume franc et la France.

 

La féodalité du Xème au XIVème siècle 

    Après la naissance de la féodalité par l'intermédiaire des baronnies carolingiennes, comtes et vicomtes s'approprièrent petit à petit leur fonction et les biens dont ils avaient la responsabilité du IXe et XIe siècles, et les rendirent héréditaires dans leurs familles. Ainsi naquit toute une hiérarchie seigneuriale avec suzerains et vassaux. Mais ils se faisaient souvent la guerre entre eux pour défendre leur patrimoine. D'où la construction des châteaux forts, qui remplacèrent d'anciennes "villae" gallo-romaines, et qui furent souvent élevés sur le même emplacement.

Ce fut le cas de Coupiac.

LE PREMIER CHATEAU DE COUPIAC

    Nous ne savons que très peu de choses sur ce château. Nous ignorons même le nom du seigneur qui le fit construire, au IXe siècle. Coupiac serait déjà mentionné dans les chartes de cette époque, d'après l'historien du Rouergue, de Gaujal, au siècle dernier. Il occupait l'emplacement du château actuel. Il ne semble pas en rester de traces dans la construction existante, vraisemblablement plus grande.

    Une légende rapporte la présence d'un souterrain partant de la tour nord-ouest et aboutissant à l'avant-poste de Castelfalaise ; petite construction dont on voit des pans de muraille sur le rocher dominant la rivière, entre le Cambon et Bonnerive. Du Xe au XIIIe siècle (1238), le château fut la propriété des comtes de Rodez, ainsi que Peyrebrune, Thouels et Castor. Il semble qu'à une époque, il ait été la possession commune du comte et de l'évêque de Rodez, puisque le comte devait rendre hommage à l'évêque pour les châteaux de Coupiac et de Castor.

    En 1238, le comte de Rodez cède au vicomte de Panat les châteaux de Peyrebrune, Coupiac et Castor. Hugues III, comte de Rodez, ennuyé d'avoir à rendre hommage à l'évêque de Rodez pour les châteaux de Peyrebrune, Coupiac et Castor, échangea ceux-ci, en 1238 avec Archambaud, vicomte de Panat, contre le Château de Salles-Comtaux et la seigneurie de Marcillac.

    Dès lors, les seigneurs de Panat vinrent habiter leurs nouvelles possessions ; Peyrebrune d'abord, point culminant entre Alrance et Villefranche-de-Panat. Il y avait là une cinquantaine de foyers. Mais peu à peu, ce petit village a été déserté au profit de Villefranche-de-Panat, fondé par le seigneur de Peyrebrune.

 

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AU XVe SIECLE, LES DE PANAT VIENNENT HABITER COUPIAC

 

    Jusqu'à la construction de leur château de Coupiac, les vicomtes de Panat avaient comme résidence principale, leur château de Peyrebrune. Le climat et l'isolement ont peut-être incité les seigneurs de Panat à reconstruire leur château de Coupiac pour en faire une habitation plus confortable, dans un climat plus doux et auprès d'une population plus dense et en extension.

        L'observation des trois tours restantes fait état de quelques différences d'architecture qui témoignent d'un étalement dans la construction.

    Si l'on considère le style du château, nettement gothique flamboyant dans son ensemble, on ne peut le faire remonter au-delà de la moitié du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, en tout état de cause avant la Renaissance dont la profusion ornementale est déjà perceptible. En effet, le gothique flamboyant commence à cette époque-là, et il est caractérisé, en particulier, par l'arc en accolade et les arcs à nervures prismatiques, que l'on retrouve respectivement sur les portes les plus basses du château et les nervures des arcs de plusieurs tours. Les fenêtres à meneaux du 2e étage sont les mêmes que celles du château de Loc-Dieu, près de Villefranche-de-Rouergue, qui est certainement gothique flamboyant.

 

 

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La cheminée en pierre qui se trouve dans la "salle de l'horloge" au sommet de la tour sud, est aussi du XVe siècle. Une cheminée identique était placée au sommet de l'escalier situé dans le donjon ; malheureusement, elle a été démolie.

    Primitivement, le château paraît avoir été flanqué de quatre tours prenant pied au bas de chacun des angles du rocher, portant la masse du corps dominant le bourg. Mais, pour punir le seigneur Louis De Panat qui avait participé à la révolte du compte d'Armagnac et de Rodez, Jean V, en 1465, Louis XI fit raser un quartier de son château. Cela explique sans doute pourquoi toute la partie située entre les tours Nord a été construite à la Renaissance pour compenser la perte subie.

    Des portes ont été ouvertes à chaque étage pour communiquer avec le corps Renaissance, dont une très belle au premier étage.

    Au fond de la cour intérieure, une nouvelle façade, sans aucun style, a été construite, sans doute tardivement. Sur elle, s'ouvrent des fenêtres éclairant des chambres assez étroites, sur trois étages.

    Il n'y avait pas, d'abord, de cour intérieure, mais seulement un passage conduisant à l'intérieur du château, depuis le grand portail surmonté d'un beau blason gothique, légèrement "martelé" à la Révolution.

 

DESCRIPTION DU CHÂTEAU

 

 Vue de l'extérieur

 

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    Le château de Coupiac en impose par ses dimensions en surface et en hauteur ; avec ses mâchicoulis, ses latrines, ses meurtrières, les belles petites fenêtres des tours et les grandes fenêtres à croisillons du 2e étage, au sud-est.

    Au pied de la tour nord-est, s'ouvre une petite porte très belle et surmontée d'un blason complètement effacé par les révolutionnaires. Cette porte permettait la communication des habitants du château avec la chapelle Saint-Pierre qui s'ouvrait en face par un grand portail. Celui-ci existe toujours, ainsi que la tour carrée dont il faisait partie et qui a été transformée en oratoire de Notre-Dame du Saint-Voile, en 1968.

    Au niveau du 2e étage, il y a une belle fenêtre du XVe siècle surmontée d'un oculus polylobé.

    Le sommet des murs entourant le château portait une galerie en mâchicoulis. Il en reste une petite partie à côté de la tour sud ; la présence de cette galerie est prouvée par les encoches où s'encastrait la pierre de taille de base, dans les tours, et par les portes donnant accès aux pièces du sommet, actuellement inaccessibles. Au sud-est, le chemin de ronde portant aujourd'hui les rives de la toiture, s'appuie sur des corbeaux en pierre de taille, maintenant simples témoins de ce qui a été.

    Il est impossible de dire avec exactitude à quelle date cette galerie a été supprimée. Peut-être en 1778, lors de la restauration du château par Messire d'Izarn ?

A l'intérieur

    Immédiatement après le portail d'entrée, une porte, à droite, donne accès à l'escalier "à vis" qui conduit aux grandes salles du premier étage et du second, et qui débouche au sommet, sur la petite partie de galerie conservée.

    Au niveau de la cour, deux petites portes donnaient accès aux deux caves du château, actuellement transformées en salle polyvalente, après suppression des murs de séparation. Cette salle est voûtée, et la grande scène est construite à la place d'une ancienne chambre.

    Au fond de la cour, on entre par une grande porte dans un corps de logis du XVIIIe siècle, sur lequel donne une chambre et surtout la cuisine voûtée du château, avec une immense cheminée au manteau soutenu par un arc surbaissé. Un four s'ouvre à l'intérieur de la cheminée. L'évier et le potager sont placés contre le mur de l'ouest, et le réduit à côté, dans la tour, servait de garde-manger. Devant la porte de la cuisine s'amorce le second escalier en spirale conduisant au sommet du donjon. Au passage, il donne accès à deux grandes salles superposées au-dessus de la voûte de la cuisine.

    De cette partie fort délabrée du château, l'Association des amis du château a permis la restauration de deux salles depuis 1982. L'une sert actuellement de salle d'exposition et de réunion (appelée "Salle de la Justice") et celle du dessus sert de dortoir, avec un bloc sanitaire voisin.

    Le même escalier communique, au premier étage, avec un autre vestibule, au-dessus de celui du rez-de-chaussée, où l'on remarque deux belles portes ; l'une Renaissance ouverte dans l'ancien mur du château, conduit à une chambre récemment restaurée. L'autre donne sur la grande salle du premier étage. C'est une belle porte de plus pur style gothique flamboyant.

    L'immense salle du premier étage était autrefois divisée en deux pièces par un mur très épais. Dans l'une d'elles, appelée "Salle Rouge" se trouvait, semble-t-il, une très belle cheminée en pierre de taille, dont le manteau était porté par deux colonnettes de granit avec, sur le devant de ce manteau, un bel écusson. C'était, sans doute la "Salle Noble". Le mur de séparation des deux pièces et la cheminée ne furent enlevés que vers 1880, pour en faire une vaste salle qui servit d'église paroissiale, en attendant la construction de l'église actuelle. Au-dessus, au deuxième étage, il y a une pièce aussi vaste, mais avec des fenêtres à croisillons. Dans les tours, tous les étages sont voûtés, les uns en plein cintre et les autres en arcs brisés. Les voûtes que l'on trouve dans la tour sud, ou de l'Horloge, sont octogonales et en croisées d'ogive, aux arcs nervurés. Les pièces, dans les tours, constituaient des lieux d'observation et pouvaient servir aussi de chambres. Au sommet de la tour sud, dans la pièce où était l'horloge, on peut voir une cheminée en pierre de taille du XVe siècle. On y voit aussi une curieuse meurtrière circulaire, ou canonnière à rotule ; elle contient un globe mobile percé d'un trou, de manière qu'en tournant, l'ouverture soit toujours complètement obturée.

 

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CONSTRUCTION D'UN MUR D'ENCEINTE FORTIFIE EN 1438

 

    Nous savons que pendant la guerre de Cent Ans, plusieurs villages du canton furent occupés par les Anglais pendant un certain temps. Ce fut le cas, par exemple, de nos plus proches voisins : Plaisance en 1384 et Montclar en 1387.

    Coupiac fut-il occupé ?

    Cela paraît vraisemblable, mais nous n'avons aucun document le confirmant. Cependant, nous savons que, la guerre terminée, des routiers ou rôdeurs, des hommes d'armes de toute sorte et sans emploi, déferlaient sur la région, semant la terreur et la ruine sur leur passage.

    En 1372, un enquête faite par Pierre de Garric, notaire du comté de Rodez, rapporte que 70 hommes d'armes tentèrent de prendre Coupiac un 14 mai. L'ennemi attaqua avant que le soleil ne se lève, franchit la palissade entourant le village et atteignit la porte de la basse cour du château (porte actuelle du château).

    Voilà pourquoi, devant cette situation pénible, les syndics de Coupiac demandèrent, au nom des habitants de la communauté, au seigneur Louis de Panat, l'autorisation de construire une enceinte fortifiée autour du village, à l'intérieur de laquelle ils pourraient se réfugier avec leurs biens mobiliers en cas de nécessité.

    Vu le sérieux des raisons invoquées par les syndics, le seigneur accepte leur demande et le plan de l'enceinte est établi, pour être réalisé en cinq ans. Le plan prévoit l'emplacement exact des murs, des portes et des tours. Il fut réalisé pour compléter les fortifications de la ville, le seigneur de Panat, en 1441, fit don de la somme de 26 écus d'or ; et, en 1444, de 50 moutons d'or.

Ce mur d'enceinte comprenait au moins trois portes, seule la porte placée sous le presbytère est encore intacte.

Louis de Panat refusant la clé d'une porte au Coupiagais pour entrer et sortir à leur gré, ceux-ci se plaignirent au roi de France, Louis XI. Finalement, Louis de Panat fut condamné à faire une clé et placer une serrure sur le dit portail.

 En 1753, Brunet Castelpers Panat demande la construction d'une église dans Coupiac pour remplacer celle de Massiliergues et la chapelle St Pierre, trop petite pour contenir la foule des fidèles venant vénérer le "Saint Voile".

Mi-romane, mi-gothique, l'église actuelle se compose d'un porche en plein cintre, avec deux arcades élevées d'une tour carrée, que surmonte un clocher octogonal avec flèche. De ce clocher, on peut entendre, au sommet de l'Angélus, "Lou Trigonnomen" qui précède la sonnerie à grande volée. A l'intérieur, elle est très spacieuse en surface et en hauteur elle a 30 mètres de longueur, 14 mètres de largeur, et 12 mètres de hauteur. Les bas-côtés sont de style néo-roman et la nef centrale de style néo-gothique. Elle est remarquable par la grandeur et la beauté de son chœur, par ses grosses colonnes avec chapiteaux, sur lesquels s'élèvent des colonnes engagées soutenant les croisées d'ogives et la voûte centrale. Son chœur est orné de boiseries et de stalles sculptées. Ses vitraux sont aussi intéressants. Ils ont été fabriqués en 1885 par Dagrand de Bordeaux entreprise de renom à l'époque. Ils représentent notamment des scènes de la dévotion à la Vierge Marie.

 

Le château est resté dans la famille des Panat, puis Castelpers-Panat jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Izarn de Méjanel, gouverneur de Saint–Sernin, achète le château en 1778 et entreprend de nombreuses modifications afin de l’habiter : il refait les toitures, démonte le chemin de ronde, les mâchicoulis, la galerie, agrandit les fenêtres, construit la façade XVIIIe. C’est l’état actuel. Le château n’a pas été détruit à la Révolution, seuls des blasons ont été martelés, comme le blason de la porte d’entrée.

Bonnet, notaire à Plaisance, racheta ce château, quelques années plus tard à de Moncan.

L'abbé Souyris, l'acheta à son tour, en 1872, à Bonnet, et il le légua à la fabrique de Coupiac avec l'idée qu'on pourrait y ouvrir une école privée.

 

En 1906, on demande aux héritiers de l'Abbé Souyris de revendiquer le château pour qu'il ne devienne pas la propriété de l'Etat, ceci à cause des "Inventaires". En 1908, il revient à la paroisse de Coupiac.

 Il est mis en vente en 1981, la commune le rachète et il est géré depuis 1982 par une association « Los Amics del Castel de Copiac » qui a pour but la restauration et l’animation de l’édifice. En 1985, la mairie de Coupiac signe un bail de location avec l'association des Amis du château. Ce bail permet à cette dernière de s'affilier à l'union R. E. M. P. A. R. T., fédération d'associations habilitée à la restauration du patrimoine en collaboration avec les Architectes des Bâtiments de France.

 

L'oratoire du Saint Voile

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En 1986, un oratoire, destiné à recevoir en permanence la châsse en cuivre doré contenant le Saint Voile a été aménagée dans une dépendance du presbytère. Il s'agit de l'ancienne tour carrée dominant la porte des fortifications qui existe encore, et le porche de la chapelle Saint Pierre s'ouvrant vers le château. Cet oratoire a été magnifiquement orné de fresques néo-byzantines par l'artiste bien connu en Aveyron, Nicolas Greschny, avec comme motifs, des moments importants de la vie de la vierge.

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Le Château de Coupiac La route des Seigneurs du Rouergue

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vigouroux mc 08/05/2016 20:02

merci je suis une descendante des RUSTAN de coupiac.

philae 04/05/2014 18:42

superbe château j'apprécie