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La Légende de l'Aligot

27 Juillet 2015 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #CONTES et LEGENDES

Cette année là, en 590, Childebert, roi de la lignée Mérovée, régnait sur la Gaule devenue Royaume des Francs. A Clermont, le roi Eulalius  est très inquiet. Sa femme Tétratia et ses maîtresses ne donnent naissance qu’à des filles.
Eutalius a déjà dix-sept filles et pas un fils.

Il demande alors aux évêques d’Auvergne, du Gévaudan et du Rouergue, tous trois grands spécialistes de la question, de se réunir pour débattre de cette situation dramatique pour l’avenir de son nom.
Les trois évêques obéissent à la demande du roi et décident de se rencontrer sur le causse de l’Aubrac.

Signe particulier : lors de la discussion, chaque évêque resta sur son propre... territoire.

 

aligot1

 

La joute orale associée à l’altitude finit par donner faim aux nobles évêques.
Chacun avait amené avec lui quelques denrées alimentaires. Celui de l’Auvergne avait apporté des pommes de terre, celui du Rouergue avait son fromage, son beurre et son lait, celui du Gévaudan tenait, lui un produit tout nouveau : l’ail. Le sel venait, quant à lui, de Camargue.

On remit tous ces ingrédients au buronnier en lui demandant de réaliser un plat « si possible mangeable » à partir des ingrédients fournis.
Le pauvre homme savait faire le fromage, mais n’était pas cuisinier. Il choisit alors le moyen le plus simple et le plus direct, il mélangea le tout dans un grand chaudron.

Nos trois évêques se servirent, apprécièrent, et en fin de compte, en reprirent.
Le repas terminé, ils commencèrent à se disputer le peu qu’il restait pour que la recette se perpétue dans leur région respective.
L’auvergnat pour un menu les jours « maigres », le second pour employer le lait et le fromage qu’ils avaient en surproduction, le troisième pour nourrir ses pèlerins, qui, parfois, menaient à la pitié. La bagarre prit de l’ampleur, chacun voulant le contenu du chaudron. Ils y plantèrent, décidés, leur cuillère de bois. Puis, à force d’être remué, le contenu se mit à filer comme s’il ne voulait pas se séparer.

 

aligot2.jpg

 

Voilà une purée peu ordinaire, que l’on ne mange pas dans nos auberges, pensèrent nos trois évêques ; par la volonté de Dieu, il fallait qu’elle soit fabriquée sur place, sur l’Aubrac. Restait à lui trouver un nom.
Vu qu’il y avait de l’ail, on décida de l’appeler « l’ailligot » qui, avec le temps, devint l’aligot.
"

 

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MASSIN 15/08/2015 16:48

Bien belle légende.......... mais les pommes de terre comme chacun sait n'arrivèrent en France que grâce à Parmentier, Childebert était mort depuis bien longtemps ! Quant à sa descendance..... ?

evelyne 16/07/2014 18:44

belle légende