Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La Cité Episcopale et le Palais de la Berbie

3 Octobre 2015 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #LE TARN

 

 

LA CLEF DE VOÛTE

 

Au 13e siècle, la ville d'Albi devint une puissante cité épiscopale au lendemain de l'éradication de l'hérésie des Albigeois ou Cathares. D'un style gothique méridional original à base de briques aux tons rouge et orangé fabriquées localement, la cathédrale fortifiée qui domine la ville (XIIIe siècle) illustre la puissance retrouvée du clergé romain. Elle est complétée par le vaste palais épiscopal de la Berbie qui surplombe la rivière et est cernée par des quartiers d'habitations datant du Moyen-Âge.

La cité historique d'Albi présente un ensemble architectural et urbain médiéval éminent. Il est homogène et il s'exprime par un paysage urbain de qualité, qui possède une grande cohérence visuelle due à l'usage généralisé et durable de la brique foraine. Le site urbain d'Albi s'est constitué progressivement au cours des âges, notamment à partir du Moyen-Âge. Le Pont-Vieux (XIe siècle) attestent un développement économique et urbain médiéval ancien. Les événements de la croisade des Albigeois ont transformé la ville en cité épiscopale emblématique, structurée autour de sa cathédrale et de son palais-forteresse épiscopal. L'ensemble est l'un des rares à être aussi complet et aussi bien conservé. Il exprime de manière très complète un type d'établissement urbain caractéristique de l'Europe médiévale et de la Renaissance.

Le palais de la Berbie, ancien palais épiscopal, a été édifié à partir du XIIe siècle avant l'édification du palais des Papes d'Avignon. C'est l'un des plus vieux châteaux de France et l'un des mieux conservés. Le palais offre de remarquables points de vue sur le Tarn ou en contreplongée sur la cathédrale, sa voisine. Cette imposante forteresse est incontestablement l'expression de la puissance temporelle et spirituelle des évêques d'Albi qui l'ont édifiée. La hauteur des murs et leur épaisseur attestent de son rôle défensif et disuasif. Au fil des siècles diverses transformations l'ont transformé en un véritable palais d'agrément.

Initialement la bâtisse s'organise notamment autour d'une salle féodale accolée à la tour Saint-Michel destinée au tribunal et aux prisons ecclésiastiques. L'aspect défensif est renforcé par des fortifications et l'édification d'une nouvelle tour, la Tour Mage, énorme donjon de 50 m de haut, flanqué de 4 tours d'angle.

Au XVIe siècle, les fortifications vont tomber, un portail s'ouvre sur la ville vers le quai Choiseul qui descend vers le Pont-Vieux. Des galeries, des grands salons, une bibliothèque, des terrasses vont agrémenter l'ensemble. Un jardin à la française dominé par un chemin de ronde remplace la place d'armes.

En application de la loi de 1905 relative à la séparation de l'Église et de l'État, le palais cesse d'être une résidence épiscopale et devient propriété de la ville qui va y installer le musée Toulouse-Lautrec, musée aujourd'hui de renommée internationale, avec une collection exceptionnelle du peintre natif d'Albi.

 

Partager cet article

Commenter cet article