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Histoire de la ganterie à Millau au travers du Gant Jonquet 5 ième Partie

11 Mars 2014 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #INDUSTRIE AVEYRONNAISE

Cest ainsi que laile nord (A) concentre l’ensemble de la chaîne commerciale. Une place importante leur est dévolue, en raison de la masse des commandes à traiter, tant en peausserie qu’en ganterie. De même du service comptabilité, chargé, outre des comptes de l’entreprise, des œuvres sociales instaurées par Albert Jonquet, comme les congés payés (depuis 1923), la dot au mariage, la prime de fidélité aux chefs de serviceCette aile comprend aussi un salon de vente de style rustique, où sont reçus les acheteurs des grands magasins et des firmes étrangères, où sont exposés, en 1938, 800 modèles représentant la collection « Gant Jonquet ».

 

Capture42.jpg

Bureaux (Album Jonquet, collection Fonds de la Peau et du Gant, Musée de Millau, non côté).

 

Pour parfaire son autonomie, lusine possède également un garage (E) et un atelier mécanique (F) inrés entre les deux ailes. En 1938, lusine dénombre en effet 141 moteurs, 475 m darbres de transmission, 318 machines, 4 chaudières de 450 m² de surface de chauffe que six mécaniciens, un menuisier et deux maçons entretiennent.

   

En 20 ans, Albert Jonquet a créé une des principales usines de peausserie dans une ville qui comptait essentiellement des ateliers artisanaux : en 1934, sur 70 maisons, 4 seulement peuvent être rangées dans la grande industrie, chiffres qui n’évolueront que peu jusquaux années 1960.

 Il a maîtrisé le circuit commercial et technique, allant de lachat des peaux brutes à la vente des gants, en passant par toutes les étapes de la mégisserie, de la tannerie, de teinturerie et de la ganterie.

   

Ainsi, dans son usine, en faisant subir à la matière première l’ensemble de ces quatre transformations (mégisserie, tannerie, teinturerie, ganterie), il a uni ce que la spécialisation avait dispersé en différents lieux de la ville et a élevé cette matière première, la dépouille de lanimal, à la hauteur de  marchandise parfaite : le gant Jonquet.

 

 

Françoise Gales,

Chargée de mission pour linventaire du patrimoine

 

16/07/09

 

 

 

ENJALBERT (H.), CHOLVY (G.), sous la dir. de, Histoire du Rouergue, Editions Privat, Ouest-France, 2001, 506 p.

 MEYNIER (A.), « Trois centres de ganterie, Millau, Niort, Saint-Junien », Annales de géographie, 1934, vol. 43, n° 246, p. 648-652.

 JONQUET (A.), Le manuel du petit vendeur en gants de peau, Sociédes Imprimeries Maury, Millau, 1956, 15 p.

 Comment se fabrique le gant Jonquet. La visite de son usine à Millau, v. 1939, n. p.

 Gant Jonquet, Vingt ans deffort, Une belle industrie, Gant Jonquet, 1939. np.

 

Gant Jonquet, Vingt ans de travail en Aveyron, Une belle industrie, Gant Jonquet, 1939. np.

 BAILLON (E.), Un métier dans la peau, la gant à Millau, Maison de la Peau et du Gant, Millau, 1989, 96 p.

 FAGES (C.), Travail et travailleurs du cuir et de la peau à Millau au début de la troisième République (1870-1914), Situation économique, question sociale. Mémoire de maîtrise dhistoire contemporaine, Université Paul-Valéry Montpellier III, 1994, 151 p.

 

 

 

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