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Histoire de la ganterie à Millau au travers du Gant Jonquet 4 ième Partie

11 Mars 2014 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #INDUSTRIE AVEYRONNAISE

Puis, les peaux subissent un traitement destiné à réduire l’épaisseur du cuir et à enlever la fleur dans les deux bâtiments (K) et (L), qui bordent le ruisseau de la Cabre.

 

La teinture se fait ensuite à proximiimmédiate. Confirmant le souci d’offrir à sa clientèle une plus grande variété de peaux teintées, Albert Jonquet conserve la teinture à la brosse, alie à la main, à laquelle il ajoute la teinture à la plonge, mécanique. Si la technique à la brosse, la plus ancienne, s’effectue dans un bâtiment préexistant (L’ ; et déjà dévolu à cet usage ?), situé en bordure du ruisseau de la Cabre, la plus récente, appelant une machinerie importante, se fait au rez-de-chaussée de laile sud (B). Dans ce bâtiment lui est associé le magasin à produit, et peut-être aussi le laboratoire de chimie où sélaboraient différents procédés de teinte.

 

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Salle des tonneaux de teinture (Album Jonquet, collection Fonds de la Peau et du Gant, Musée de Millau, non côté).

 

La confection des gants peut alors débuter.

Elle commence par la coupe, pratiquée dans latelier voisin (H), en bordure du ruisseau. La fente est probablement pratiquée à létage dit de la ganterie, dans laile sud (B). Le gant est soit fendu aux ciseaux, parfois à domicile, soit fendu sur des matrices, sur des calibres de ganterie, innovation de la fin du XIXe siècle.

 

 

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Atelier de coupe (Album Jonquet, collection Fonds de la Peau et du Gant, Musée de Millau, non côté).

 

La confection des gants peut, elle aussi, être alie en grande partie à domicile, avec la mécaniquette. On connaît la dispersion géographique des couseuses autour de Millau, dans la vallée du Tarn, sur les causses, et jusquà Saint-Affrique ou encore Saint- Flour. Toutefois, le premier étage de laile sud (B), lui est en partie consacré. Les photographies des années 1938 montrent que lusine posde une très grande diversité de machines à coudre permettant d’obtenir autant de coutures différentes, et de styles de gant (Point Sellier, point anglais, point Brosser). Après le dressage, qui leur donne leur cachet définitif, et qui est alisé avec une main chauffée électriquement, les gants sont alors prêts à être commercialis et expédiés.

 

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Atelier de couture (Album Jonquet, collection Fonds de la Peau et du Gant, Musée de Millau, non côté).

 

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Formage des gants (Album Jonquet, collection Fonds de la Peau et du Gant, Musée de Millau, non côté).

 

 

                 (à suivre...) 

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