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Côtes de Millau des hommes, des femmes et des vins

16 Octobre 2012 , Rédigé par l'oustal de saint juéry Publié dans #PATRIMOINE CULINAIRE DE L'AVEYRON

BISTROS A VIN 

 

 

 

Alain Montrozier, vigneron millavois
Alain Montrozier, patron de la coopérative d’Aguessac est devenu la coqueluche des bistros. Est-il possible de faire du bon vin en coopérative ?

 Des hommes, des femmes et des vins

 




Si on boit  du côte de Millau dans pas mal de bistrots parisiens, ce n’est pas du fait que Millau est à la mode depuis son viaduc ou que les patrons sont souvent des Aveyronnais chauvins... La raison est plus prosaïque : c’est l’un des meilleurs rapport qualité-prix. Beau retournement de situation pour un vin qui fut longtemps synonyme de gros rouge vendu en vrac l’été aux campeurs des Gorges du Tarn. Même si l’Aramon avait été arraché et remplacé par des cépages plus nobles : gamay, syrah, cabernet-sauvignon, et mansois, au rythme où allaient les choses, en 1996, la coopérative des Vignerons des Gorges du Tarn était sur le point d’être liquidée.

 

Alain Montrozier, fils de vigneron millavois, après un passage au contrôle qualité chez Roquefort, a pris en 1997, la tête de la coopérative. Il a établi un cahier des charges bien plus strict que les conditions fixées dans le décret d’appellation. Limitation à 30 Hl/ à l’hectare et suivi des apports. Pour Alain Montrozier pas question de mélanger les parcelles. «Je contrôle toutes les parcelles durant 15 jours et les apports sont séparés.» La vinification se fait dans des cuves inox thermo-régulées, pour éviter les chocs thermiques. Le vin est ensuite stocké en fûts de chêne dans les caves ancestrales de Compeyre.

A côté des vins de la Coopé (Cuvée des Sampettes), Alain Montrozier, a créé sa propre cuvée dès 2002. La “Montrozier“ a été saluée d’un coup de cœur par le Guide Hachette 2004. Depuis, chaque millésime n’a cessé de s’améliorer. Celle de 2005 est d’une structure franche et d’une élégance rare pour un vin tournant aux alentours de 10 euros, Elevé en barriques neuves, ces tannins compensent tout à fait le bois au point de le faire oublier.  Mais attention, le gars Montrozier n’en sort pas plus de 3000 bouteilles. Avis aux amateurs, déjà les bistros se l’arrachent.

 

 

Interview express du bonhomme.
Qu’est-ce qui fait qu’il est si bon le montrozier ? «Le travail, mais jamais dans la souffrance. Il faut toujours être sur sa vigne. Je taille très long, donc ça pousse très haut. Je mise sur les capteurs solaires…c’est-à-dire sur le foliaire. Moi je travaille sur des proportions de feuillage de 1,80m2 pour un kg de raisin, de façon à faire apparaître le meilleur des polyphénols, les bons tannins. Bref j’aime que mes vignes soient hautes.

Et le Bio tu en fais ? «Non. Les 3/4 des gars qui se mettent en bio, le font pour les primes. Moi, j’aimerai bien que les gens des villes réalisent que  les produits que nous utilisons sont ne touchent que le foliaire. Ils ne pénètrent pas le sol . En revanche, le bio autorise le cuivre, or le cuivre ça asptise complètement le sol. Après le cuivre, il n’y a plus de ver de terre...»

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