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Le cheval de przewalsky sur le causse Méjean

7 Février 2016 , Rédigé par Gite l'oustal de saint juéry Publié dans #LA LOZERE

L’histoire du cheval de Przewalski

L’avis des zoologistes diverge concernant l’origine du cheval de Przewalski. Certains estiment qu’il serait une sous-espèce d’Equus caballus (cheval domestique), d’autres qu’il en est l’ancêtre et serait donc une espèce à part entière: Equus przewalskii 
Egalement appelé cheval sauvage de Mongolie, il s’agit en tout cas d’une espèce très ancienne bien que sa découverte officielle ne date que du 19e siècle.

Lors des grandes invasions mongoles du 13e siècle, les guerriers de Gengis Khan ont déferlé en Europe occidentale, juchés sur de robustes petits chevaux. Il s’agissait du cheval de Przewalski, élevé dans les massifs montagneux de l’Altaï.

C’est en 1879 qu’un Russe, d’origine polonaise, le colonel Przewalski ramena d’une expédition en Dzoungarie, région de Mongolie, la peau et le crâne d’un équidé inconnu jusqu’alors.

L’étude de ces dépouilles fut à l’origine d’une importante controverse entre zoologues. Compte tenu de ses dimensions et de ses caractéristiques, on pouvait être en présence d’un hémione, équidé asiatique tenant à la fois de l’âne et du cheval.

Il s’avéra pourtant que l’équidé ramené par Przewalski était bien un authentique cheval, l’un des plus anciens jamais répertoriés et sans doute aux origines du cheval domestique.

Le cheval de Przewalski n’a donc plus aucun rival pour lui contester son antériorité et la valeur de ses gènes.

En liberté, le cheval de Przewalski vivait à une altitude de 2 500 mètres dans une région montagneuse, proche du désert de Gobi.

Au début de chaque automne, il descendait vers les plaines désertiques pour trouver un climat plus doux. Il cherchait sa nourriture la nuit. Pendant la journée, il restait dans des ravins caillouteux.

Parfaitement adapté à cet environnement aride, ce cheval y vécut jusqu’en 1966, époque où le dernier groupe sauvage a été observé.

Tous les chevaux de Przewalski existant aujourd’hui descendent des onze chevaux enlevés de leur milieu naturel et d’une seule jument, capturée en 1947.
Placés dans des zoos ou des parcs animaliers, les derniers représentants de l’espèce sont environ 1 600.

Grâce à quelques passionnés, des mesures de conservation ont été mises en place afin de reconstituer la population mongole. 250 individus ont été réintroduits dans la nature depuis une dizaine d’années.

Il est facile de reconnaître un Przewalski.
Tous les chevaux mesurant moins de 148 cm au garrot sont qualifiés de poneys à l’exception du cheval de Przewalski.
Il mesure environ 1,40 m au garrot et sa robe est toujours de couleur isabelle ou louvet, c’est-à-dire beige avec les crins noirs. Il possède la plupart du temps des zébrures sur les pattes.

 

Il n’a pas de toupet, c’est-à-dire de touffe de poils retombant sur le front, et sa crinière pousse droite sans retomber sur les côtés.

De plus, alors que les chevaux domestiques possèdent 64 chromosomes, lui en possède 66.

Dans les années 1990, une association française de protection du cheval de Przewalski, « Takh », qui veut dire « cheval sauvage » en Mongol, a reconstitué en Lozère un petit troupeau à partir de onze individus sélectionnés dans des zoos.
Ces chevaux vivent en liberté dans un parc de 400 hectares. Ils ont petit à petit réappris à vivre en liberté.
Le Causse Méjean est une région idéale pour permettre à ces chevaux de se réadapter à la vie sauvage.

En Mongolie, c’est la réserve de Khomiin-Tal qui accueille les chevaux nés sur le Causse Méjean.
Les douze premiers chevaux ont été relâchés en septembre 2004. Des programmes similaires existent en Hollande et en Allemagne.

V. BATTAGLIA (21.09.2005) - DINOSORIA

Le cheval de przewalsky sur le causse Méjean

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