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Manufactures de draperies de la Révolution aux années 1960 en Aveyron

4 Octobre 2015 , Rédigé par Gite aveyron l'oustal de saint juéry Publié dans #HISTOIRE EN AVEYRON

Les draperies Aveyronnaises ont réchauffé les poilus

Mémoire. A la suite du 90e anniversaire del'armistice, on peut rappeler les efforts de guerre des manufactures de l'Aveyron.

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A Saint-Geniez, l'usine de la famille Solanet assurait une grosse production de draps. A noter la légende de cette photo à propos des ouvrières.  Photo DDM. - DDM
A Saint-Geniez, l'usine de la famille Solanet assurait une grosse production de draps. A noter la légende de cette photo à propos des ouvrières. Photo DDM. 

image: http://www.ladepeche.fr/images/pictos/zoom.png

Aux côtés d'un très grand nombre de tisserands à l'œuvre dans le pays rouergat sous l'Ancien Régime, le travail de la laine s'est développé surtout après la Révolution en plusieurs régions de l'Aveyron.

jusqu'à 1960 D'abord à Saint-Geniez, le centre le plus important du Rouergue pour les draperies depuis le Moyen-Age, qui fournissait des toiles grosses dites « cordelats». Puis suivirent les fabriques de cadis, avant les flanelles, les impériales et les rases. En 1812, près de 4 000 personnes étaient employées par cette industrie dans la région, qui comptait encore 600 métiers de tisserand.

Ces types de toiles connurent un bel essor au cours du XIXe siècle, poursuivi en plusieurs lieux du sud-Aveyron et plus tard à Rodez. Le molleton, la finette, la sergette, l'étamine, le kalmouc et le burat ont été produits, au moins depuis 1750 à Saint-Affrique avec notamment la production de draperies. à tel point que d'autres centres prirent leur essor dans cette grande région, ainsi à Saint-Félix-de-Sorgues, au Pont-de-Camarès, à Fayet et à Brusque. Draps, molletons et couvertures sont ainsi sortis en grand nombre des ateliers aveyronnais, ainsi l'usine Saint-Pierre, à Saint-Geniez, fut la dernière à fonctionner, en marche jusque dans les années 1960. François Solanet l'a dirigée avant 1914, ingénieur des Arts et Manufactures (élu conseiller général), alors qu'elle fournissait les ministères de la Guerre, de la Marine et des administrations publiques.

quatre usines

Plus au sud, l'usine Rachou de Camarès avait été fondée en 1808, sous Napoléon Ier, reconstruite puis modernisée en 1905 pour fabriquer des draps à destination des militaires et des administrations. Ces deux exemples pour montrer que nos poilus, durant la Grande Guerre, se réchauffaient avec des laines de l'Aveyron. Une laine produite exclusivement par les brebis de Lacaune, dont le lait servait pour le fromage de Roquefort, disponibles en grand nombre sur le Larzac et le Sud Aveyron.

Cette fabrique Rachou fonctionna avec la première usine électrique construite sur la Sorgue et connut une belle renommée. Elle fut même choisie pour être filmée par la section cinématographique des Armées, en 1917, pour servir de modèle de production. à cette époque, les quatre usines aveyronnaises qui fournissaient les armées en draperies, molletons et couvertures étaient : Solanet à Saint-Geniez, Rachou à Camarès, Vidal à Salles-la- Source et Caldier à Saint-Affrique, des entreprises familiales de plusieurs générations. Toutes spécialisées dans la fourniture de draperies militaires.

Un petit rappel avec l'histoire, la guerre 1914-1918 et le 90e anniversaire de l'armistice, ainsi que les usines aveyronnaises de draps qui ont toujours apporté leurs efforts de guerre.


En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/24/497602-les-draperies-aveyronnaises-ont-rechauffe-les-poilus.html#xC7dIHbEB59r62E8.99

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